Ce mercredi 25 août, l’ensemble de la Team DDS+ se retrouvait sur le chantier, déjà bien avancé, de City Dox pour une visite organisée et guidée par Ana Palau et Alberto Seoane, qui le suivent depuis 2019. L’occasion pour l’équipe de découvrir les spécificités et les enjeux de ce large projet, exemplaire en matière de durabilité.

En effet, tant la phase de chantier que les bâtiments en eux-même ont été le fruit d’une réflexion visant à atteindre des standards supérieurs de durabilité. Des problématiques diverses ont donc été étudiées telles que la dépollution des sols, l’utilisation de techniques rationnelles et performantes, la minimisation des transports de matériaux, ...

Le projet voit le jour sur le site d’une ancienne friche industrielle ; le terrain était donc fort pollué en raison des activités passées. Les sols ont subi une dépollution en amont du chantier, qui s’est déroulée sur place afin de ne pas déplacer de terres, et limiter ainsi les dépenses énergétiques liées à leur transport. La dépollution des sols, combinée à la réattribution de fonctions urbaines sur cette friche, a permis la revalorisation de la zone.

Au-delà des aspects positifs liés à la revalorisation d’une ancienne friche industrielle, construire sur un terrain pollué demande une réflexion plus poussée sur certains points durant la conception du projet. Ici, cela a entrainé la mise en place de toitures stockantes, remplaçant des bassins d’orage en pleine terre. Les parkings ont aussi été placés sur un seul étage de sous-sols et deux étages hors sol, afin de ne pas creuser au niveau de la nappe phréatique.

Au niveau de l’architecture, des outils ont été utilisés pour limiter les dépenses énergétiques des bâtiments. La forme particulière du bâtiment « The White Angle », qui lui a valu son nom, permet d’apporter une plus large ombre intérieure au niveau de la façade sud, limitant la surchauffe des pièces. Dans le même objectif, les façades sud et ouest ont été pourvues d’une surépaisseur (réalisée en bardage métallique en aluminium thermolaqué, avec une sous-structure en aluminium et un isolant en laine minérale) plaçant les châssis en recul et créant de l’ombre.

Des matériaux naturels et nobles, moins polluants ont été privilégiés tels que la pierre bleue de Belgique, la brique allemande, le métal et la laine minérale. En plus de la qualité et de la durabilité de ces matériaux sur le long terme, ils permettront dans le futur leur démontage et une meilleure réutilisation ou recyclage.

Des techniques rationnelles et performantes ont été privilégiées. Les eaux grises et les eaux de pluie sont récupérées et traitées afin d’être destinées à l’arrosage des jardins partagés et au nettoyage des communs. Il y a également la possibilité, pour les logements qui le désirent, de les utiliser pour alimenter leurs machines à laver, voire d’autres équipements. Afin de diminuer le besoin énergétique, un système innovant de récupération de chaleur des eaux usées a été mis en place. Sur les toitures stockantes sont installés des panneaux photovoltaïques. L’énergie produite sera autoconsommée, via deux installations distinctes, par l’éclairage des communs ainsi que par le bâtiment de services intégrés aux entreprises. Une option est prévue pour permettre aux acquéreurs de privatiser une partie de l’installation afin d’améliorer leur autoconsommation.

Enfin, la mobilité douce est encouragée grâce à un nombre important de locaux à vélo mis à disposition ainsi qu’à travers l’aménagement de nombreux chemins piétons et cyclables à l’intérieur du quartier.

Le projet City Dox, c’est la transformation et la réubarnisation d’une zone industrialisée de Bruxelles vers un quartier vert et agréable, offrant une mixité de fonctions propres aux villes telles que des services intégrés aux entreprises, des zones productives ainsi que des logements promotionnels et des logements conventionnés.

© DDS+
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